La psychologie générale du Tennis

La psychologie générale du Tennis

La psychologie du tennis n’est rien d’autre que la compréhension du fonctionnement de l’esprit de votre adversaire, l’évaluation de l’effet de votre propre jeu sur son point de vue mental et la compréhension des effets mentaux résultant des diverses causes externes sur votre propre esprit.

Vous ne pouvez pas être un bon psychologue des autres sans d’abord comprendre vos propres processus mentaux, vous devez étudier l’effet sur vous-même d’un même événement dans des circonstances différentes. Vous réagissez différemment selon vos humeurs et vos conditions. Vous devez réaliser l’effet sur votre jeu de l’irritation, du plaisir, de la confusion ou de toute autre forme de réaction qui en résulte. Cela augmente-t-il votre efficacité ? Si c’est le cas, efforcez-vous d’y parvenir, mais ne le donnez jamais à votre adversaire. 

Psychologie générale du tennis : pour une concentration optimale

Cela vous prive-t-il de concentration ? Si c’est le cas, éliminez la cause ou, si ce n’est pas possible, efforcez-vous de l’ignorer. 

Une fois que vous avez jugé avec précision votre propre réaction aux conditions, étudiez vos adversaires, afin de déterminer leurs tempéraments. Comme les tempéraments réagissent de façon similaire, vous pouvez juger par vous-même les hommes de votre propre type. Les tempéraments opposés, vous devez chercher à les comparer avec des personnes dont vous connaissez les réactions

Une personne qui peut contrôler ses propres processus mentaux a d’excellentes chances de lire ceux d’un autre, car l’esprit humain fonctionne selon des lignes de pensée bien définies et peut être étudié. On ne peut contrôler ses propres processus mentaux qu’après les avoir soigneusement étudiés. 

Un joueur de base flegmatique et régulier est rarement un fin penseur. S’il l’était, il n’adhérerait pas à la ligne de base.

L’apparence physique d’un homme est généralement un indice assez clair de son type d’esprit. L’homme flegmatique et facile à vivre, qui préconise généralement le jeu de ligne de base, le fait parce qu’il déteste réveiller son esprit tordu pour réfléchir à une méthode sûre pour atteindre le filet. Il y a l’autre type de joueur de fond de court, qui préfère rester au fond du terrain tout en dirigeant une attaque destinée à briser votre jeu. C’est un joueur très dangereux, et un antagoniste à la pensée profonde et vive. Il obtient ses résultats en mélangeant sa longueur et sa direction, et en vous inquiétant de la variété de son jeu. C’est un bon psychologue. Le premier type de joueur mentionné se contente de frapper la balle sans avoir la moindre idée de ce qu’il fait, tandis que le second a toujours un plan bien défini et s’y tient. Le joueur qui frappe fort, qui est erratique et qui se précipite dans le filet est une créature d’impulsion. Il n’y a pas de véritable système d’attaque, pas de compréhension de votre jeu. Il fera de brillants coups sur un coup de tête, en grande partie par instinct, mais il n’y a pas de force mentale de pensée cohérente. C’est un type intéressant et fascinant.  

L’homme dangereux est le joueur qui mélange son style de l’arrière à l’avant du terrain sous la direction d’un esprit toujours en alerte. C’est l’homme à étudier et à apprendre. C’est un joueur qui a un but précis. Un joueur qui a une réponse à chaque question que vous lui posez dans votre jeu. C’est l’antagoniste le plus subtil du monde. Il est de l’école de Brookes. Après lui, il y a l’homme à la détermination tenace qui se concentre sur un plan et y adhère, se battant avec acharnement jusqu’au bout, sans jamais penser à changer. C’est l’homme dont la psychologie est facile à comprendre, mais dont le point de vue mental est difficile à bouleverser, car il ne se permet jamais de penser à autre chose qu’aux affaires en cours. Cet homme est votre Johnston ou votre Wilding. Je respecte davantage la capacité mentale de Brookes, mais j’admire la ténacité de Johnston.

L’aspect mental du tennisman

Choisissez votre type à partir de vos propres processus mentaux, puis élaborez votre jeu selon les lignes qui vous conviennent le mieux.  

Lorsque deux hommes sont, dans la même classe, en ce qui concerne l’équipement de course, le facteur déterminant dans un match donné est le point de vue mental. La chance, comme on l’appelle, consiste souvent à saisir la valeur psychologique d’une pause dans le jeu et à la mettre à profit. 

On entend beaucoup parler des “coups que nous avons faits”. Peu de gens réalisent l’importance des “coups que nous avons manqués”. La science des coups manqués est aussi importante que celle de leur réalisation et, parfois, un coup manqué d’un pouce a plus de valeur qu’un retour tué par votre adversaire. 

Laissez-moi vous expliquer. Un joueur vous conduit loin hors du terrain avec un tir d’angle. Vous courez vers lui, et vous l’atteignez, le poussez fort et rapidement sur la ligne de touche, en le manquant d’un pouce. Votre adversaire est surpris et secoué, réalisant que votre tir aurait aussi bien pu entrer que sortir. Il s’attendra à ce que vous recommenciez et ne prendra pas le risque la prochaine fois. Il essaiera de jouer la balle et pourrait commettre une erreur. Vous avez donc pris une partie de la confiance de votre adversaire, et augmenté ses chances de commettre une erreur, le tout par un coup raté. 

Si vous vous étiez contenté d’effectuer ce retour, et que la balle avait été morte, votre adversaire aurait été de plus en plus confiant dans votre incapacité à mettre la balle hors de sa portée, alors que vous auriez simplement été soufflé sans résultat. 

Supposons que vous ayez effectué le tir sur la ligne de touche. C’était un coup apparemment impossible.